Capoeira Sul da Bahia - France

C-Mestre Maxuel - Instructrice Michele

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Quilombo dos Palmares
Zumbi et Ganga Zumba
Mestre Pastinha
Mestre Bimba
Besouro Manganga
Maculele - Puxada de Rede
Musique de la Capoeira

Zumbi Dos Palmares

Jeunesse

Il semblerait qu'il soit né aux alentours de 1655 dans une des communautés de Palmares. Vers 1662, alors qu'il est encore enfant, il est fait prisonnier par des soldats portugais aux frontières du territoire autonome. Par une chance inouïe, il n'est pas exécuté, mais livré au père Antonio Melo. Celui-ci le baptise et lui donne son nom chrétien : Francisco.

Il passe alors des années à aider le père Antonio à la messe et à apprendre le portugais et le latin. C'est aux alentours de 1670, ayant à peine quinze ans, qu'il s'enfuit et retourne à Palmares.

Le leader de Palmares Dès 1675,

âgé de vingt ans, il se révèle être un stratège et un chef militaire de qualité lors des luttes contres les soldats du sergent Manuel Lopes.

En 1678, Pedro de Almeida, gouverneur de la région du Pernambouc, propose aux insurgés de se rendre : en échange, le pardon leur sera accordé et ils pourront reprendre leurs travaux d'esclaves sans punition ni exécution. L'un des chefs de guerre, Ganga Zumba, accepte. Zumbi, qui ne peut tolérer une telle trahison, prend la tête de la résistance qui se met en place dès 1680. Selon certaines sources, il aurait assassiné Ganga Zumba, pour avoir collaboré avec les Portugais.

Avec le soutien d'une forte poignée d'insurgés, Zumbi résiste vaillamment durant une quinzaine d'années. Il devient une icône pour son propre peuple, et certains affirment qu'il est en partie humain et en partie habité par des esprits africains : des orixas (voir candomblé). C'est en 1694 que les commandants Domingos Jorge Velho et Vieira de Mello, appuyés d'une puissante artillerie, mènent un assaut destructeur sur les Palmares. Après de vaillants combats, Zumbi, gravement blessé, est contraint de prendre la fuite dans la jungle. Le 20 novembre 1695, Zumbi meurt au combat dans la Serra Dois Irmãos.

Postérité

Ce personnage reste une icône de la résistance anti-esclavagiste et anti-colonialiste, et un héros pour la communauté afro-brésilienne, le Brésil et l'Amérique latine en général. Le 20 novembre, anniversaire de sa mort, est considéré comme le jour de la conscience et de la résistance afro-brésilienne (consciência negra).

 

 


 

Ganga Zumba

 

Le Ganga Zumba était le souverain du quilombo de Palmares élu par une assemblée de chefs.

 

Étymologie

Deux hypothèses différentes ont été émises.

Pour la première, le titre de Ganga Zumba provient d'un dialecte de l'Angola et s'écrit originellement nganga a nzumbi. Ce titre était utilisé auparavant pour désigner les prêtres guérisseurs des âmes, auxquels on conférait le pouvoir de dialoguer avec les morts.

Pour la seconde, Ganga Zumba s'écrit dans le dialecte angolais Kimbundu Ganazumba et signifie "Grand Seigneur". On trouve trace de cette dernière graphie dans les archives de l'Université de Coimbra, au sein d'une lettre écrite au Ganga Zumba par le gouverneur du Pernambouc en 1678.

Ambiguïté

Une ambiguïté demeure sur la nature du Ganga Zumba: était-ce le nom d'un esclave ou un titre ? Pour l'historien Peter Fryer[1], il s'agit d'un titre. Les rares documents d'époque semblent corroborer cette hypothèse, puisqu'il semble difficilement recevable qu'un esclave ait opportunément porté le nom de "Grand Seigneur" avant de le devenir effectivement. Il en irait de même pour le Zumbi, identifié comme un individu mais qui serait en fait le titre de commandant militaire.

Toutefois il se peut qu'on ait identifié plus spécifiquement un des Ganga Zumba, certainement plus notable que les autres porteurs du même titre, et qu'on ait personnifié la fonction de Ganga Zumba à tel point que Ganga Zumba est devenu un nom de personne.

Fonctions du Ganga Zumba

Territoire administré

Bien que le quilombo de Palmares soit perçu comme un territoire où les individus vivaient égaux, une assemblée de chefs votaient afin d'élire un représentant suprême ou roi, du nom de Ganga Zumba. Celui-ci régnait sur un territoire de dix mocambos (refuge d'esclave) évalué à près de 600.000 kilomètres carré en 1630 et comportant approximativement 11.000 âmes, noirs, métisses, indiens et même blancs. Le centre de gouvernement du Ganga Zumba était le plus important village de Palmarès, Cerra dos Macacos. Les neuf autres refuges d'esclaves étaient tenus par des membres de sa famille. Aux environs de 1670, le Ganga Zumba disposait d'un palace, de trois épouses, de gardes, de ministres et de sujets dévoués.

Actions

En 1678, le Ganga Zumba accepta un traité de paix avec le gouverneur portugais du Pernambouc dans lequel il s'engageait à déplacer son domaine vers la vallée de Cucaú. Le Zumbi d'alors, qu'on dit être son neveu, se serait soulevé et aurait mené une rébellion contre son oncle. Dans la confusion, le Ganga Zumba fut empoisonné et nombre de ses partisans qui obéirent à son ordre et se déplacèrent vers la vallée de Cucaú ont été de nouveau réduits à l'état d'esclaves par les Portugais. Le Zumbi perpétua la résistance contre les Portugais.

Ganga Zumba, 1963;

Quilombo, 1985.